L’or montre des signes de reprise après être passé sous les 4 000 $ l’once en juillet. Les contrats à terme ont clôturé à 4 380,40 $ le 14 août, en hausse de 8,18 % sur deux semaines. Le métal reste à 17,64 % sous son record de janvier, à 5 318,40 $.
Points clés
- L’or s’est nettement redressé, mais reste bien en dessous de son record de janvier.
- Jeff Currie s’attend à ce que l’or atteigne à terme 10 000 $ l’once.
- Des années de sous-investissement minier pourraient limiter l’offre future à mesure que la demande de matières premières augmente.
La reprise d’août de l’or ramène les prix au-dessus de 4 300 $
L’or a regagné du terrain important après la baisse de juillet. Les contrats à terme ont progressé de 0,91 % la semaine dernière à 4 380,40 $, portant le gain sur deux semaines à 8,18 %.
La reprise a suivi un recul vers 4 000 $ environ. Currie avait déjà averti en mai que l’or pourrait retomber à ce niveau avant d’entamer une hausse beaucoup plus importante.

Le marché a encore du chemin à faire. L’or reste à plus de 900 $ sous son pic de janvier. Le dernier rebond doit aussi composer avec des rendements du Trésor plus élevés et l’évolution des anticipations concernant la politique de la Réserve fédérale.
La zone des 4 300 $ devient donc un point de repère important. Une progression durable au-delà renforcerait l’idée que juillet a marqué une correction significative plutôt que la fin de la tendance haussière plus large.
Pourquoi Jeff Currie vise toujours un or à 10 000 $
La projection de Currie à 10 000 $ s’inscrit dans un horizon plus long. En mai, il soutenait que l’or pourrait d’abord reculer vers 4 000 $ .

La première partie de cette prévision s’est déjà réalisée. L’or est tombé autour de 4 000 $ avant de se redresser.
Currie inscrit désormais l’or dans un cycle des matières premières beaucoup plus large. Selon lui, des années de faibles investissements ont laissé les producteurs en difficulté pour accroître rapidement l’offre. Par ailleurs, les infrastructures d’intelligence artificielle nécessitent de grandes quantités de ressources physiques.
Cela crée une configuration de long terme qui diffère d’un simple rallye de valeur refuge.
L’investissement minier est la contrainte d’offre déterminante
Currie a souligné un important déficit d’investissement minier. Les dépenses d’investissement des 20 plus grandes sociétés minières restent d’environ 40 % inférieures à leur pic de 2012, citées en parallèle de ses perspectives sur les matières premières.
Cet écart est important, car le développement de nouvelles mines prend des années. Des prix plus élevés ne peuvent pas créer immédiatement une production supplémentaire.
L’étude soutient également que le cycle d’investissement actuel se déplace vers les actifs physiques. Les centres de données d’IA nécessitent de l’électricité, des infrastructures et des matières premières, reliant l’investissement technologique à la demande de matières premières.
Pour l’or, cette contrainte d’offre renforce l’argument de Currie à plus long terme. Un mouvement vers 10 000 $ exigerait encore des changements majeurs de la demande d’investissement, des conditions monétaires et des achats physiques. Ce n’est pas une prévision pour les prochains mois.
Conclusion
Le rebond de l’or a ramené les prix au-dessus de 4 300 $, mais le métal se négocie encore bien en dessous de son record de janvier. La prévision inhabituelle de Currie devient donc plus pertinente à mesure que le marché dépasse sa correction de juillet.
La question est désormais de savoir si l’or peut construire une hausse durable alors que l’offre reste contrainte. Cela nécessite de suivre conjointement la structure des prix, la demande des banques centrales, les flux d’investissement et le cycle plus large des matières premières.
Pour les investisseurs qui suivent de près ces signaux, les offrent une analyse de marché plus approfondie, axée sur les niveaux de prix et les tendances qui façonnent la prochaine phase du marché des métaux précieux.
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