13 août 2026
Pour Citi, l’argent reste la couverture classique contre l’or. Dans une note récente adressée à ses clients, les analystes confirment leurs objectifs de cours optimistes de 75 USD l’once sur un horizon de trois mois et de 90 USD sur un horizon de six à douze mois, sur la base du cours actuel d’environ 65 USD.
Les flux d’investissement surpassent la demande industrielle comme moteur des prix
Citi s’attend à ce que la demande des investisseurs continue de se redresser et qu’elle influence à l’avenir davantage les tendances de prix que la demande industrielle. Deux facteurs macroéconomiques sont particulièrement cruciaux à cet égard : une éventuelle détente des tensions dans le détroit d’Ormuz et une orientation moins restrictive de la Réserve fédérale américaine. Alors que des rendements réels plus élevés et un dollar américain fort ont récemment pesé sur , la banque estime que ces facteurs devraient s’atténuer entre septembre et décembre. Dans ce contexte, l’argent – dont le bêta est généralement plus élevé – devrait suivre la tendance impulsée par l’or et réagir de manière particulièrement sensible à toute désescalade géopolitique.
Dans le même temps, à court terme, l’attention se déplace de l’industrie vers les flux de capitaux. Dans le secteur solaire, un ralentissement structurel se profile en raison des économies de matériaux et de l’essor de la (BC). La technologie BC pourrait devenir la norme d’ici 2028.
L’élan indien face au déficit structurel du marché
Le marché de l’argent continue de bénéficier d’un fort soutien de l’Inde, où une prime locale d’environ 7 % souligne la vigueur de la demande. Citi s’attend à une poussée supplémentaire de la demande dans ce pays avant la prochaine saison des fêtes et des mariages au quatrième trimestre.
Malgré les vents contraires venant du secteur solaire, la banque s’attend à ce que le marché mondial de l’argent reste déficitaire au moins jusqu’en 2027. Des moteurs de croissance clés tels que l’intelligence artificielle, la 5G et la mobilité électrique compensent en grande partie l’affaiblissement de la demande du secteur solaire. Pour les investisseurs, il en résulte une combinaison attrayante de reprise macroéconomique, de demande croissante des investisseurs et de déficit structurel persistant.
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