La RDC va imposer des participations locales aux sociétés minières étrangères à partir du 31 juillet, malgré les inquiétudes du secteur.
Selon des médias étrangers, la République démocratique du Congo commencera à appliquer à compter du 31 juillet une exigence longtemps différée imposant aux sociétés minières d’offrir des participations au capital local. Cette décision intervient malgré les inquiétudes des grands producteurs de cuivre et de cobalt quant à son impact opérationnel et juridique sur le secteur.
Cette initiative découle des dispositions du Code minier de 2018 qui obligent les exploitants miniers internationaux à céder 10 % de leurs participations aux Congolais, dont 5 % spécifiquement réservés aux employés. À ce jour, aucun grand exploitant minier étranger n’a formellement démontré sa mise en conformité, invoquant des questions non résolues concernant la mise en œuvre et les structures réglementaires.
D’après des médias étrangers, des lettres émises par Kinshasa ont ordonné à de grands groupes miniers internationaux, dont Glencore, Ivanhoe Mines, CMOC et Huayou Cobalt, de fournir la preuve de leur conformité d’ici fin juillet, sous peine de sanctions réglementaires. Le ministère des Mines a réaffirmé ce calendrier à l’issue de discussions de haut niveau avec les dirigeants miniers sur le décret final.
À la suite des consultations, les responsables gouvernementaux et les représentants du secteur minier sont convenus que le décret d’application serait signé après l’intégration d’amendements techniques limités. Un comité ad hoc a été créé pour finaliser ces ajustements, qui pourraient inclure des mécanismes tels que des prêts sans intérêt ou des coopératives d’employés afin de faciliter l’acquisition de parts par les travailleurs.
L’obligation de participation locale reste distincte de la participation gratuite non diluable de 10 % déjà détenue par l’État dans les actifs miniers. Bien que les sanctions précises en cas de non-respect après la date butoir du 31 juillet n’aient pas été rendues publiques, cette volonté de faire appliquer la loi souligne les efforts régionaux plus larges déployés dans la ceinture du cuivre d’Afrique centrale pour assurer une meilleure rétention de la valeur locale, dans un contexte de forte demande mondiale de matières premières.