La directrice générale de Freeport-McMoRan, Kathleen Quirk, a indiqué que l'entreprise prévoyait d'aller de l'avant avec le projet d'expansion de sa mine de cuivre de Bagdad, en Arizona, marquant ainsi un engagement renforcé envers ce projet avant une décision d'investissement formelle.
S'exprimant lors de la conférence Jefferies Global Industrials le 10 septembre, Mme Quirk a déclaré que le projet nécessitait encore l'aval du conseil d'administration de Freeport, mais qu'elle s'attendait à ce que l'entreprise aille de l'avant. Elle a décrit l'expansion comme un chantier d'environ trois ans et a précisé qu'aucun obstacle majeur en matière d'autorisations n'était anticipé.
Les dernières estimations du projet par Freeport évaluent les dépenses d'investissement pour l'expansion de Bagdad à environ 4,5 milliards de dollars américains, soit environ 30 % de plus que l'estimation précédente de 3,5 milliards de dollars, reflétant l'augmentation des coûts, les modifications de périmètre et les études d'ingénierie supplémentaires.
Le projet permettrait de plus que doubler la capacité du concentrateur de Bagdad et devrait ajouter environ 200 à 250 millions de livres, soit environ 91 000 à 113 000 tonnes, de production annuelle de cuivre, ainsi que 10 à 12 millions de livres supplémentaires de molybdène. La durée de vie des réserves de Bagdad dépasse actuellement 80 ans.
Le document réglementaire du deuxième trimestre 2026 de Freeport décrivait le projet comme étant préparé en vue d'une éventuelle décision d'investissement au second semestre 2026. Les derniers commentaires représentent donc un signal plus positif de la direction quant à la probabilité de développement, bien que l'approbation formelle du conseil d'administration n'ait pas encore été annoncée.
Une décision d'aller de l'avant avec Bagdad représenterait l'un des investissements de croissance dans le cuivre à court terme les plus importants de Freeport aux États-Unis. L'ajout potentiel de plus de 90 000 tonnes de cuivre par an augmenterait sensiblement la production américaine de Freeport, même si la première production resterait éloignée de plusieurs années compte tenu de la durée de construction prévue. L'attention se portera désormais sur l'approbation formelle du conseil d'administration et sur une décision finale d'investissement.



