14 août 2026
Le prix au comptant de l’or et de a fortement chuté jeudi durant la séance américaine, alors qu’un IPP global (indice des prix à la production) inchangé a été contrebalancé par un IPP sous-jacent plus élevé, un dollar stable et la prudence avant le rapport sur les ventes au détail de vendredi. Contrairement à cette évolution à très court terme, les analystes d’UBS s’attendent à ce que le métal jaune teste à nouveau le seuil des 5 000 $ US par once au premier semestre de l’année.
Les experts considèrent en effet le franchissement par le cours de l’or de la zone de résistance de 4 250 $ US – au-dessus de laquelle le métal précieux continue d’évoluer – comme la première percée significative en deux mois, largement portée par les achats institutionnels en provenance de Chine et par de nouveaux flux entrants vers les ETF adossés à l’or.
Alors que l’environnement de marché immédiat demeure volatil – notamment parce que des données économiques américaines robustes, des cours élevés du pétrole et une Fed qui reste restrictive pour le moment pourraient peser sur le prix – UBS fait ici une distinction stricte entre le risque de trading temporaire et le scénario haussier à long terme. Les fondements de ce scénario reposent sur trois piliers clés :
L’inflation devant s’apaiser, la grande banque prévoit que la assouplira sa politique monétaire à partir de 2027. La baisse des taux d’intérêt réels réduit le coût d’opportunité de la détention d’or, qui ne génère aucun intérêt, et exerce simultanément une pression sur le dollar américain. Le billet vert souffre également des déficits budgétaires et courants élevés des États-Unis, qui ont historiquement toujours constitué un fort vent porteur pour les métaux précieux. Parallèlement, les banques centrales offrent un solide filet de sécurité. Rien qu’au deuxième trimestre, elles ont acheté 289 tonnes d’or ; pour l’ensemble de l’année, UBS prévoit des achats pouvant atteindre 1 000 tonnes. Cette demande publique stabilise durablement le marché et compense sans difficulté les faiblesses d’autres secteurs.
UBS confirme donc son scénario haussier à moyen terme et s’attend à ce que l’or progresse vers 5 000 $ US au premier semestre 2027.
Pour les investisseurs en matières premières, le message est clair : du point de vue de la banque suisse, les replis vers 4 000 $ US ou en dessous représentent des opportunités d’entrée stratégiques. UBS continue de conseiller aux investisseurs de maintenir une allocation à l’or de l’ordre de 4 à 6 % dans leurs portefeuilles.
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