Le gouvernement de la RDC a récemment réitéré que le délai de grâce accordé aux sociétés minières pour mettre en œuvre l'obligation de participation des salariés locaux au capital expirera le 31 juillet 2026. D'ici cette date, les sociétés minières opérant en RDC devront démontrer que les salariés congolais détiennent une participation équivalente à 5 % du capital social de l'entreprise ; les entreprises qui ne respecteront pas cette échéance pourront faire l'objet de sanctions.
Cette obligation découle du code minier révisé de 2018. Conformément à l'article 71 bis du Code minier et à l'article 144 bis du Règlement minier, au moins 10 % du capital social d'une société minière doivent être détenus par des personnes physiques congolaises, dont 5 % sont attribués aux salariés nationaux. Les dispositions actuelles n'exigent pas explicitement que les entreprises attribuent gratuitement des actions aux salariés.
En janvier dernier, le ministre congolais des Mines, Watum Louis, a demandé aux sociétés minières de soumettre des documents de conformité tels que les statuts et les registres des actionnaires d'ici fin juillet. Le 21 juillet, le ministère des Mines a tenu une réunion avec les sociétés minières et les représentants du secteur, réaffirmant l'échéance et indiquant qu'un décret complémentaire serait signé après des ajustements techniques limités.
Actuellement, les modalités de financement pour l'acquisition d'actions par les salariés, les sources des actions et les sanctions spécifiques restent à préciser. Le gouvernement envisage d'accorder des prêts sans intérêt ou de créer des coopératives de salariés pour aider les salariés nationaux à obtenir les participations concernées.
Cette obligation affectera les groupes miniers internationaux opérant en RDC tels que Glencore, Ivanhoe Mines, CMOC et Huayou Cobalt. Premier producteur mondial de cobalt et deuxième producteur de cuivre, la RDC a fait progresser la localisation du secteur minier ces dernières années, dans le but d'accroître la participation de ses citoyens aux revenus miniers et à la gestion des entreprises.
Du point de vue politique, cette mesure cible directement la structure du capital et la gouvernance des entreprises minières, plutôt que d'introduire de nouveaux quotas de production de cuivre ou de cobalt, des interdictions d'exportation ou des ajustements des taux d'imposition des produits miniers. Par conséquent, son impact direct sur la production minière à court terme et sur l'offre internationale de cuivre et de cobalt pourrait être relativement limité.

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