9 juillet 2026
Malgré l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen‑Orient, perd pour l’instant de son éclat en tant que valeur refuge. Plutôt que de profiter des tensions ravivées entre les États‑Unis et l’Iran, les métaux précieux restent étouffés par les facteurs macroéconomiques : la forte hausse des prix du pétrole, la progression des rendements américains et le renforcement du dollar dominent l’activité des marchés, faisant chuter l’or au comptant autour de 4 074 dollars US l’once, tandis que l’argent recule aux alentours de 58,12 dollars US.
La macroéconomie l’emporte sur la géopolitique
Même après le faible rapport sur le marché du travail américain de juin, qui avait brièvement nourri l’espoir d’une politique monétaire plus accommodante, les perspectives des métaux précieux paraissaient positives. Cet effet bénéfique s’est toutefois rapidement dissipé avec la publication du dernier , qui souligne que la Réserve fédérale américaine reste concentrée sur une inflation persistante. Parallèlement, l’escalade militaire dans le détroit d’Ormuz provoque une énorme volatilité des marchés. À la suite des affrontements entre les États‑Unis et l’Iran, les prix du pétrole ont vivement grimpé, le WTI et le Brent bondissant d’abord d’environ six pour cent pour atteindre respectivement 74,93 dollars US (WTI) et 78,73 dollars US (Brent) le baril.
Cette situation de crise n’a toutefois pas déclenché de réflexe de fuite vers la sécurité sur le prix de l’or. Au contraire, la flambée du pétrole a ravivé les craintes inflationnistes et les anticipations de taux d’intérêt durablement plus élevés. En conséquence, le rendement des obligations d’État américaines à dix ans est monté au‑dessus de 4,58 pour cent, propulsant l’indice du dollar à son plus haut niveau depuis début juillet. L’argent a été touché encore plus durement, car les inquiétudes sur l’économie industrielle ont accentué la pression baissière sur son prix et creusé encore davantage l’écart avec l’or.
Les niveaux techniques clés sous surveillance
Avec ces vents contraires économiques, les baissiers ont pris le dessus à court terme. L’or au comptant a touché un plus bas de cinq jours à 4 022 dollars US et a échoué à reconquérir la moyenne mobile à 20 jours. À la baisse, un passage sous le seuil de 4 041,65 dollars US est désormais considéré comme le prochain signal négatif, ce qui pourrait ouvrir la voie vers 3 942,10 dollars US et 3 886,46 dollars US. Pour une amélioration notable de la configuration graphique, il faudrait d’abord franchir la zone de résistance comprise entre 4 162,36 dollars US et 4 214,34 dollars US afin de cibler la moyenne mobile à 50 jours, à 4 372,44 dollars US.
La faiblesse technique pèse également sur le sentiment à l’égard de l’argent. Le marché a récemment testé la zone de support clé entre 59,44 $ US et 58,53 $ US. Si ce niveau cède, un risque de nouvelles baisses jusqu’à la région autour de 55,60 $ US, voire 50,00 $ US, existe. Seul un retour au-dessus de 63,28 $ US libérerait un nouveau potentiel et rendrait à nouveau les moyennes mobiles au-delà du seuil de 70 $ US des objectifs réalistes.
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