6 juillet 2026
Malgré les vents contraires actuels liés aux rendements américains élevés et à un dollar fort, HSBC estime que le prix de l’or conserve un potentiel de hausse jusqu’à la fin 2026. Bien que le métal précieux évolue actuellement dans une fourchette étroite à court terme — les rendements réels plus élevés augmentant le coût d’opportunité de cet actif ne portant pas intérêt — les analystes restent extrêmement haussiers sur les perspectives d’investissement à long terme.
Pression à court terme : recherche de liquidité plutôt que valeur refuge
Lors des récentes crises géopolitiques au Moyen-Orient et dans un contexte de hausse des prix du pétrole, s’est moins comporté comme une valeur refuge traditionnelle et a parfois évolué en phase avec le marché boursier. Dans un environnement marqué par des craintes d’inflation et des marchés actions en baisse, les investisseurs ont principalement utilisé le métal précieux comme une couverture très liquide. Pour générer rapidement des liquidités lors de phases de tension sur les marchés ou pour répondre à des appels de marge imminents sur d’autres investissements, les positions sur l’or ont été massivement liquidées.
Cette évolution s’est accompagnée d’un positionnement auparavant massivement excessif sur le marché des contrats à terme. Alimenté en partie par des spéculateurs inexpérimentés, un repli notable a succédé à la flambée rapide jusqu’à environ 5 400 dollars l’once fin janvier, ces positions, souvent à effet de levier, ayant dû être débouclées précipitamment. Les investisseurs en matières premières noteront également la dynamique de marché profondément modifiée : la corrélation historique entre l’or et le pétrole, encore fortement positive dans les années 1970 et 1980, s’est depuis nettement découplée. Aujourd’hui, cette corrélation est tombée à une valeur d’environ 0,15, voire en territoire négatif, posant des défis entièrement nouveaux pour la diversification des portefeuilles modernes.
La demande structurelle en provenance d’Asie et les flux entrants dans les ETF apportent un soutien
Le prix de l’or doit sa solidité au besoin permanent de diversification des investisseurs institutionnels. La dédollarisation mondiale et les incertitudes géopolitiques, conjuguées à des flux réguliers dans les ETF, stimulent la demande, notamment en Asie. À la Bourse de l’or de Shanghai, cela se traduit par une prime de prix significative d’environ 20 dollars. L’accent est moins mis sur les bijoux ou les pièces que sur les lingots de grand format destinés au secteur institutionnel. Les modifications réglementaires en Chine et en Inde permettent désormais aux grands assureurs et gestionnaires d’actifs locaux de constituer stratégiquement des positions sur l’or. Cette demande robuste est complétée par des achats réguliers des banques centrales, comme en témoignent les récentes acquisitions par la de 8,1 tonnes métriques supplémentaires.
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