Lun. 16 mars 2026 à 20 h 00 SGT
L’or est un actif refuge largement reconnu et a tendance à profiter des turbulences géopolitiques, mais le métal est resté globalement cantonné à une fourchette de prix dans le dernier conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël.
L’ETF adossé à l’or physique SPDR Gold Trust GLD a perdu 1,5 % la semaine dernière (au 13 mars 2026), soit un recul encore plus marqué que celui du SPDR S&P 500 ETF Trust SPY (en baisse d’environ 0,6 % sur la même période). Dans le même temps, le VanEck Gold Miners ETF GDX a cédé 5,3 % la semaine dernière. Voyons pourquoi les ETF adossés à l’or physique et aux sociétés minières aurifères sont délaissés dans le contexte du conflit actuel.
Un dollar fort : un facteur négatif pour l’or
Il convient de noter que le dollar américain s’est apprécié dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles. Invesco DB US Dollar Index Bullish Fund UUP a gagné 1,3 % la semaine dernière et a bondi d’environ 3,6 % au cours du dernier mois (au 13 mars 2026).
Bien que la devise américaine ait sous-performé ces derniers mois et affiche même une baisse de 1,4 % sur un an, le récent rebond de cette valeur refuge — le billet vert — est allé à l’encontre de la hausse de l’or. L’or est coté en dollars américains, et toute progression de cette devise pèse donc sur le métal jaune.
Hausse des rendements des bons du Trésor américain
Le rendement de référence des bons du Trésor américain a commencé le mois à 4,05 % et a atteint 4,28 % le 13 mars 2026. La hausse des rendements obligataires limite le potentiel de progression de l’or. Des rendements plus élevés tendent à renforcer l’attrait des actifs portant intérêt, comme les obligations d’État, réduisant la demande pour les actifs sans rendement tels que l’or.
Dans le même temps, l’envolée des prix du pétrole dans le contexte de la guerre avec l’Iran a ravivé les inquiétudes liées à une inflation persistante, ce qui pourrait pousser les banques centrales à maintenir des taux d’intérêt élevés.
Des inquiétudes sur une surévaluation ?
L’or a fortement progressé ces derniers mois, GLD gagnant environ 66 % sur un an. Il n’est pas surprenant que certains investisseurs hésitent à accroître leur exposition à l’or physique, invoquant des craintes de surévaluation.
Un besoin de liquidités ?
En période de tensions sur les marchés, les investisseurs vendent parfois même les actifs refuges traditionnels afin de dégager des liquidités. Après tout, en période d’incertitude accrue, les liquidités se comportent souvent comme des reines. De telles ventes motivées par le besoin de liquidités peuvent temporairement peser sur les prix de l’or avant que le métal ne retrouve son élan.
Hausse du pétrole : un facteur négatif pour les producteurs d’or
L’extraction aurifère dépend fortement des carburants, 15 à 20 % des coûts d’exploitation tout compris (selon goldmoney.com) étant directement liés à l’énergie (diesel pour les équipements lourds, électricité). La même source souligne également qu’au-delà du diesel et de l’électricité nécessaires pour extraire et traiter le métal, de l’énergie est aussi requise pour ventiler et refroidir les mines souterraines. Ainsi, une forte hausse du pétrole, comme celle en cours actuellement, constitue un facteur nettement négatif pour la rentabilité des producteurs.
Source :
![[Revue quotidienne SMM] Les prix intrajournaliers du platine ont stagné, et les transactions sur le marché au comptant ont été normales](https://imgqn.smm.cn/usercenter/JYbQQ20251217171736.jpg)
![Les prix de l’argent ont fluctué à la baisse, et les primes ont poursuivi leur repli alors que la demande en aval s’est affaiblie et que les acteurs du marché sont restés prudents et en retrait [Revue quotidienne SMM]](https://imgqn.smm.cn/usercenter/OQqCm20251217171736.jpg)
