[Analyse SMM] Inde - Terres rares : Le potentiel en aval est réel, mais l'autosuffisance de la chaîne industrielle est encore lointaine.
Le 13 août 2026, le ministère indien des Industries lourdes a officiellement lancé l'évaluation technique des offres pour le « Plan de promotion de la fabrication d'aimants permanents en terres rares frittés » (REPM), avec 20 soumissions en lice pour jusqu'à cinq licences. En apparence, il s'agit d'une concurrence féroce « 20 pour 5 », mais en examinant les fondamentaux du secteur, le véritable protagoniste de cette histoire n'est pas la subvention de 72,8 milliards de roupies (environ 765 millions de dollars), mais les « trois horloges » qui tournent simultanément en Inde : l'horloge politique indique déjà une production de masse en 2028, l'horloge commerciale de l'entreprise publique IREL pointe vers 2029-2030, et l'horloge de certification des clients en aval se mesure en « années ». Le désynchronisme de ces trois horloges est la note de bas de page la plus évidente du fait qu'il est encore trop tôt pour le développement de la chaîne industrielle des terres rares en Inde.