Le gouvernement du Québec s'est retiré du projet d'usine de batteries pour véhicules électriques de Northvolt AB, mettant fin à une collaboration très médiatisée compromise par la faillite de l'entreprise. La ministre de l'Économie, Christine Fréchette, a déclaré qu'en raison de l'incapacité de Northvolt à présenter un plan viable aligné sur les intérêts du Québec, la province cessera son financement et cherchera à récupérer son investissement. Le projet, estimé à plus de 5 milliards de dollars canadiens, a déjà entraîné une perte de 270 millions pour le gouvernement. Cependant, le Québec conserve une créance garantie de 260 millions liée au terrain acquis pour l'usine.
Les fonds de pension nord-américains ont également subi des pertes : le Régime de retraite des employés municipaux de l'Ontario a enregistré une perte sur son investissement de 325 millions, tandis que la Caisse de dépôt et placement du Québec a ramené à zéro son investissement de 150 millions. Les 352 mégawatts d'électricité initialement alloués au projet seront redirigés vers d'autres projets industriels de la province. En 2023, les gouvernements canadien et québécois s'étaient engagés à égaler les subventions disponibles sous la loi américaine sur la réduction de l'inflation, avec un soutien potentiel total dépassant 5 milliards de dollars.
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