1er septembre 2026
Pourquoi la politique d’endettement des États-Unis plaide en faveur de l’or et de l’argent — et pourquoi, s’agissant des actions minières, l’entreprise prime et la prime d’option vient en second.
Par Eckart Keil | OptionEarner | 1er septembre 2026
et l’argent ont repris leur tendance haussière. À court terme, des replis restent probables après ce fort rallye. À long terme, l’endettement public en spirale, la hausse des charges d’intérêts et les achats de réserves des banques centrales continuent de favoriser les métaux précieux — et certaines sociétés minières.
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Le billion qui met en lumière le dossier de l’or
Les charges nettes d’intérêts du budget fédéral américain sont passées de 222,9 milliards de dollars en 2000 à 969,9 milliards de dollars en 2025. Dans le même temps, la dette fédérale totale des États-Unis a franchi la barre des 40 billions de dollars en août 2026. La politique de dépenses américaine reste expansionniste, tandis que les programmes sociaux, la défense et les infrastructures font face à des coûts de refinancement en hausse.
Figure 1 : Dépenses nettes d’intérêts du budget fédéral américain ; estimations à partir de 2026. Source : Congressional Budget Office.
Le fardeau des intérêts s’auto-alimente : de nouveaux déficits accroissent le niveau d’endettement, et des taux d’intérêt de marché plus élevés rendent ensuite le refinancement plus coûteux. Sur le plan politique, cela crée une incitation croissante à maintenir le fardeau réel de la dette gérable par la croissance nominale, une inflation tolérée ou des taux d’intérêt réels plus bas à long terme. Ce risque de répression financière renforce la position de l’or en tant qu’actif monétaire qui ne peut être multiplié arbitrairement.
Pas de signal de fin d’alerte du côté de la politique monétaire
Le gouverneur de la Fed Kevin Warsh a indiqué à Jackson Hole qu’avec un taux d’inflation PCE de 3,7 %, il n’y aurait pas de levée rapide de l’alerte. Des rendements réels élevés peuvent peser sur l’or et l’argent à court terme. À long terme, cependant, à mesure que le fardeau des intérêts augmente, la pression politique pour garantir des conditions de financement durables s’accroît également. Le risque d’une domination budgétaire croissante demeure.
Les banques centrales créent un second pilier de demande
En 2025, les banques centrales ont acheté un total net de 863 tonnes métriques d’or — moins que lors des trois années précédentes exceptionnellement fortes, mais nettement plus que la moyenne de 2010 à 2021. Dans l’enquête 2026 du World Gold Council auprès des banques centrales, 89 % s’attendaient à une hausse des réserves mondiales d’or ; 45 % anticipaient une augmentation de leurs propres avoirs. La diversification des réserves et la moindre dépendance au dollar américain restent des moteurs essentiels.
Pour l’argent, la demande industrielle constitue un facteur supplémentaire. Le Silver Institute prévoit un sixième déficit de marché consécutif en 2026. Comme une grande partie de la production provient de sous-produits d’autres métaux, l’offre ne réagit que de manière limitée à la hausse des prix de l’argent.
Pourquoi les sociétés minières réagissent plus fortement que le métal lui-même
Les sociétés minières disposent d’un levier opérationnel : si le prix du métal augmente plus vite que les coûts de production, le flux de trésorerie disponible croît de manière disproportionnée. Au premier trimestre 2026, le coût de maintien tout compris moyen des producteurs d’or s’élevait à 1 785 dollars l’once. Malgré la hausse des coûts, les marges se sont nettement améliorées grâce au niveau élevé du prix de l’or.
Cependant, ce levier joue aussi dans l’autre sens. Une baisse des prix des métaux, la hausse des salaires et des coûts de l’énergie, des teneurs de minerai plus faibles ou des interventions politiques peuvent rapidement peser sur le flux de trésorerie. Les actions minières sont des investissements dans des entreprises qui comportent des risques supplémentaires d’ordre géologique, de gestion, de financement et propres à chaque pays.
D’abord l’action, ensuite la prime
Une prime d’option élevée ne peut pas sauver une action minière de mauvaise qualité. C’est la qualité de l’action qui compte ; l’option n’est que l’instrument permettant d’exécuter l’opération.
Avant chaque opération sur options, nous examinons la qualité du gisement, les coûts de production, le bilan, la direction, l’environnement politique et la valorisation. Ce n’est que lorsque nous souhaitons fondamentalement détenir l’action que nous envisageons une vente de put couverte par des liquidités. La liquidité nécessaire est intégralement mise de côté.
- Put couverte par des liquidités : entrée payée ou encaissement de la prime ;
- Call couvert : rendements supplémentaires sur les positions existantes ;
- Privilégier les échéances courtes à moyennes et les chaînes d’options liquides ;
- Renouveler uniquement si la thèse d’investissement reste intacte.
De nombreuses petites sociétés d’exploration ne disposent pas d’options suffisamment liquides. Dans ce cas, une analyse rigoureuse et un dimensionnement prudent des positions restent essentiels. L’approche OE ne signifie pas utiliser des options sur chaque action minière, mais déployer des options uniquement lorsque le sous-jacent, la liquidité et le profil de risque sont cohérents.
Rester sélectif — malgré de solides moteurs structurels
Après la forte reprise de l’or et de l’argent, une nouvelle consolidation est possible. Les actions minières réagissent souvent de manière disproportionnée aux replis. Les perspectives à long terme restent toutefois constructives : hausse des taux d’intérêt américains, politique budgétaire expansionniste, diversification des réserves et une offre de métaux qui ne progresse que lentement.
Les producteurs de qualité, dotés de bilans solides, de réserves résilientes et d’une gestion disciplinée, demeurent attrayants. L’ordre est crucial : d’abord comprendre l’entreprise, puis choisir son point d’entrée, et seulement ensuite évaluer si une prime d’option améliore le rapport risque-rendement.
Conclusion : les actions de métaux précieux restent un levier efficace — mais exigeant — sur l’or et l’argent. D’abord l’action, ensuite la prime.
Sources et données
Remarque : cet article est fourni uniquement à titre informatif et éducatif et ne constitue ni un conseil en investissement ni une sollicitation d’achat ou de vente de titres ou d’options.
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