Actualité SMM du 14 juillet :
Depuis 2026, le marché intérieur du zinc brut présente à la fois une contraction de l'offre et une divergence structurelle de la demande. Sous l'effet conjugué du resserrement de l'approvisionnement en matières premières, des fluctuations des taux d'exploitation des fonderies et des ajustements saisonniers de la consommation en aval, le coefficient de prix du zinc brut s'est légèrement replié, passant de 96 % à environ 95,5 %. Quelle sera donc l'évolution future ?

I. Matières premières : les matières premières du zinc brut recyclé se composent principalement de poussières d'acier de haut fourneau, de poussières de four à arc électrique, de crasses de zinc et de rebuts de galvanisation. Les contrôles de la production intérieure d'acier brut, combinés à l'optimisation des procédés de récupération des poussières dans les aciéries, ont entraîné une contraction annuelle de la production de poussières de haut fourneau ; l'augmentation de la production d'acier au four à arc électrique a apporté une offre de poussières de four à arc électrique, mais la dispersion du système de recyclage et la hausse des coûts de transport interrégional ont poussé les prix d'achat des rebuts à la hausse parallèlement aux prix du zinc. L'intensification de la concurrence sur le marché des déchets a exacerbé la compétition pour l'approvisionnement en matières premières entre les entreprises de fusion de matières recyclées, la plupart des petites et moyennes unités de recyclage conservant de faibles stocks de matières premières et peinant à fonctionner à pleine capacité. Cette situation a maintenu les prix de l'oxyde de zinc secondaire et de la calcine de zinc à des niveaux élevés, les prix globaux des matières premières restant hauts et les coûts de production considérables.


II. Analyse de la demande : comme le zinc brut est principalement issu de matières premières secondaires, la consommation en aval se dirige surtout vers l'oxyde de zinc, les alliages de zinc et le laiton. L'examen des taux d'exploitation en aval montre que les chiffres en glissement annuel sont tous négatifs, ce qui témoigne d'une consommation faible. Du point de vue des données de demande finale, les données immobilières continuent de se dégrader depuis 2026, les mises en chantier comme les achèvements affichant au premier semestre 2026 des replis cumulés en glissement annuel supérieurs à 20 %, dans une tendance globalement baissière. Par ailleurs, s'agissant de la production automobile, au premier semestre 2026, la production automobile cumulée de la Chine a reculé de 3,9 % en glissement annuel, tandis que les stocks élevés de pneus ont contraint les taux d'exploitation des entreprises d'oxyde de zinc à la baisse. Les résultats d'enquête indiquent également une faiblesse persistante des commandes à l'exportation de quincaillerie pour les produits finis. Dans l'ensemble, la consommation demeure atone, ce qui pèse sur les prix du zinc brut.
III. Perspectives : compte tenu des coûts élevés du zinc brut et des anticipations d'amélioration de la consommation en aval d'ici la fin du troisième trimestre, la marge de repli supplémentaire du coefficient reste limitée.



