Récemment, la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR) et l’Administration nationale de l’énergie ont publié le « Plan quinquennal de développement de l’industrie charbonnière », qui définit des orientations pour la production, le transport et l’utilisation intégrée du charbon, en appelant à accélérer le remplacement par des énergies propres dans les zones minières et à intégrer profondément les technologies vertes et bas carbone dans cette industrie.
Concernant la substitution énergétique dans les zones minières, le plan prévoit de promouvoir activement l’utilisation d’équipements tels que les foreuses électriques et les pelles électriques dans les principaux processus de production. Dans le transport des mines à ciel ouvert, il s’agit de développer progressivement l’usage de camions lourds électriques et de camions miniers à hydrogène, en remplacement des camions diesel classiques, tandis que pour les mines souterraines, la généralisation de véhicules électriques sur pneus sans rail est encouragée.
Le plan précise également la mise en œuvre d’une action de remplacement des anciennes chaudières dans les zones minières, en promouvant, selon les conditions locales, des chaudières électriques, des chaudières à oxydation de gaz et des chaudières à charbon pulvérisé propres et performantes, afin de réduire la consommation de charbon dans ces zones. Là où les conditions le permettent, des stations de recharge, d’échange de batteries et de distribution d’hydrogène seront aménagées de manière rationnelle, et des projets pilotes de modernisation des infrastructures de services de transport écologiques dans les zones minières seront lancés.
En matière d’intégration avec les filières d’énergie propre, les mines à ciel ouvert disposant des conditions nécessaires pourront construire en complément des projets éoliens, photovoltaïques et de stockage électrochimique. Le plan soutient la création de plusieurs parcs miniers bas carbone exemplaires, en s’appuyant sur des sites clés tels que les ateliers de maintenance électromécanique, les centres de transport et de logistique, et les installations de préparation du charbon.
Par ailleurs, le plan encourage les projets de liquéfaction du charbon et de carbochimie à développer l’utilisation d’électricité verte, à promouvoir la substitution par de l’hydrogène vert et l’application synergique des technologies de capture, d’utilisation et de stockage du carbone, afin de réduire encore les émissions de CO₂ des procédés concernés et d’accompagner la transition de l’industrie charbonnière vers des activités plus propres et moins carbonées.



