1. Importations globales au S1
Selon les dernières données de l'Administration générale des douanes, la Chine a importé 210 900 tonnes en poids physique de déchets de cuivre et de déchets de cuivre broyés en juin 2026, soit une hausse de 10,43 % en glissement mensuel et de 15,11 % en glissement annuel. Les importations de janvier à juin 2026 ont totalisé 1,2415 million de tonnes en poids physique, en hausse de 8,39 % en glissement annuel. (code SH : 74040000)

En termes d'évolution mensuelle, les importations de déchets de cuivre au S1 ont suivi un schéma de « départ en hausse puis ajustement, un pic des volumes en mars, une contraction en avril-mai, et une stabilisation suivie d'une reprise en juin. » Les importations en janvier et mars ont toutes deux dépassé 220 000 tonnes en poids physique. Les importations de janvier ont atteint 232 300 tonnes, le plus haut niveau mensuel du S1, en baisse de 2,78 % en glissement mensuel mais en hausse de 22,82 % en glissement annuel. Les importations de mars se sont établies à 227 600 tonnes, en hausse de 35,5 % en glissement mensuel et de 19,94 % en glissement annuel. Affectées par le resserrement de l'offre à l'étranger et d'autres facteurs, les importations ont reculé consécutivement en avril et mai, tombant à un point bas de période de 191 000 tonnes en mai. Elles ont ensuite rebondi de 10,43 % en glissement mensuel en juin pour atteindre 210 900 tonnes, affichant une reprise.
Par ailleurs, les importations de lingots de déchets de cuivre (lingots de cuivre affiné à partir de déchets, code SH : 74031900) ont également affiché de bonnes performances. Les importations de lingots de déchets de cuivre ont atteint 48 900 tonnes en juin, en hausse de 45 % en glissement mensuel et de 41 % en glissement annuel. Les importations cumulées de janvier à juin ont totalisé 270 100 tonnes, en hausse de 19 % en glissement annuel, ce qui indique qu'une part croissante de déchets de cuivre entre dans le secteur national de la fusion sous forme transformée.

2. Structure des sources d'importation : la domination de l'Asie continue de se renforcer
La structure des sources d'importation de déchets de cuivre au S1 a poursuivi le schéma de « un leader dominant, de multiples acteurs solides et des sources diversifiées » observé depuis 2025, le Japon et la Thaïlande conservant solidement les deux premières places de fournisseurs.
En examinant uniquement les données de juin, la Thaïlande s'est classée première avec 37 300 tonnes, en hausse de 41,41 % en glissement mensuel et de 42,29 % en glissement annuel. Le Japon a suivi avec 36 100 tonnes, en hausse de 27,24 % en glissement mensuel et également de 42,29 % en glissement annuel. La Corée du Sud, l'Espagne et Taïwan, Chine se sont classées respectivement troisième, quatrième et cinquième avec 13 500 tonnes, 10 800 tonnes et 9 000 tonnes. Les données du S1 indiquent que la Thaïlande est restée en tête avec 200 500 tonnes en poids physique, en hausse cumulée de 55,33 % en glissement annuel ; le Japon a suivi avec des importations cumulées de 198 000 tonnes en poids physique sur janvier-juin, en hausse cumulée de 38 % en glissement annuel.


Il est à noter que les importations de déchets de cuivre en provenance des États‑Unis ont continué de se contracter, avec seulement 1 300 tonnes en juin, en baisse de 36,65 % sur un an, prolongeant la tendance à la contraction dans un contexte de frictions commerciales entre les États‑Unis et la Chine depuis 2025. Parallèlement, la part de l’offre en provenance de pays et régions asiatiques comme la Thaïlande, le Japon et la Corée du Sud a nettement augmenté, confortant ainsi la position dominante de l’Asie parmi les sources d’importation. En outre, les expéditions depuis des origines européennes et moyen‑orientales, notamment l’Espagne, l’Arabie saoudite, le Royaume‑Uni et l’Italie, sont restées stables, diversifiant la structure des sources d’importation.
III. Principaux moteurs de la croissance des importations
Au premier semestre, les importations de déchets de cuivre ont conservé une croissance régulière. SMM estime que cela s’explique principalement par les facteurs suivants :
Premièrement, la pénurie structurelle de déchets de cuivre toutes taxes comprises (TTC) en Chine a persisté. Dans le contexte de la politique de « facturation inversée », la circulation des déchets de cuivre TTC est restée tendue. Les entreprises conformes en aval avaient une demande rigide pour les déchets de cuivre importés accompagnés de factures fiscales, afin de satisfaire aux exigences de production et fiscales. Même avec des marges bénéficiaires à l’importation réduites, les entreprises devaient maintenir un niveau de base d’approvisionnement à l’importation.
Deuxièmement, la tension persistante sur les concentrés de cuivre a accru la demande de substitution des fonderies en déchets de cuivre. En 2026, les frais de traitement mondiaux des concentrés de cuivre sont restés en territoire négatif, obligeant les entreprises à rechercher activement des déchets de cuivre, des anodes de cuivre et d’autres matériaux comme compléments. La part des déchets de cuivre passant du secteur de la transformation au secteur de la fonderie a augmenté.
Troisièmement, la fenêtre de rentabilité des importations s’est ouverte périodiquement. En février‑mars, la rentabilité des importations de déchets de cuivre était le plus souvent positive, offrant une faisabilité commerciale aux importateurs. Ce phénomène, conjugué aux expéditions concentrées des principaux fournisseurs, le Japon et la Thaïlande, a provoqué la forte hausse des importations en mars.
IV. Principaux freins limitant la croissance des volumes d’importation
Bien que les importations de déchets de cuivre du premier semestre aient affiché une croissance positive en glissement annuel, elles ont enregistré des reculs consécutifs en avril‑mai, reflétant plusieurs contraintes :
Premièrement, l’offre disponible hors de Chine s’est temporairement contractée. En mai, les exportations du Japon vers la Chine ont chuté de 16,99 % en glissement mensuel et celles de la Thaïlande de 24,69 %, car le secteur du recyclage dans les principaux pays fournisseurs étrangers est entré dans sa période creuse, réduisant l’offre exportable disponible – raison sous‑jacente de la baisse des importations totales.
Deuxièmement, le rétrécissement des marges bénéficiaires à l'importation a freiné la volonté des négociants d'acheter de manière proactive. D'avril à mai, les prix du cuivre au LME sont restés consolidés à des niveaux élevés, les fournisseurs étrangers ont maintenu fermement leurs prix, le coefficient de cotation du cuivre brillant nu est resté élevé et les bénéfices à l'importation ont été comprimés par rapport à février-mars, ce qui a pesé sur le sentiment d'achat des négociants nationaux.
Troisièmement, l'effet stimulant marginal des prix élevés du cuivre sur l'offre de déchets de cuivre s'est affaibli. SMM estime que les prix du cuivre peuvent modifier le rythme de libération des déchets de cuivre, mais ne peuvent pas augmenter significativement l'offre réelle disponible à court terme. Après des prix du cuivre élevés et soutenus du T4 2025 au T2 2026, les stocks sociaux précédemment accumulés ont été progressivement résorbés, et l'effet stimulant des prix du cuivre sur l'offre montre un affaiblissement marginal.
En ce qui concerne le second semestre 2026, les importations de déchets de cuivre sont confrontées à un mélange de facteurs haussiers et baissiers, et les volumes d'importation devraient continuer à se consolider à des niveaux élevés.
Facteurs positifs soutenant les importations :
Premièrement, le déficit de déchets de cuivre taxe incluse sur le marché intérieur ne devrait pas s'atténuer à court terme. Les problèmes de facturation ne se sont pas encore améliorés de manière significative, les prix intérieurs taxe incluse restent élevés, et la demande rigide des entreprises en aval pour les déchets de cuivre importés taxe incluse continuera de fournir un plancher aux volumes d'importation.
Deuxièmement, la tension sur les concentrés de cuivre persiste, et la demande de substitution du secteur de la fusion pour les déchets de cuivre continuera d'augmenter.
Troisièmement, le secteur du recyclage à l'étranger entrera progressivement en haute saison au second semestre, et l'offre exportable disponible devrait s'améliorer marginalement par rapport à la basse saison de mai-juin. Combiné à une libération progressive continue de certains secteurs émergents, la probabilité d'une chute brutale des importations totales est faible.
Facteurs contraignants freinant les importations :
Premièrement, les bénéfices à l'importation devraient rester dans une fourchette de marges étroites. La volonté des fournisseurs étrangers de maintenir leurs prix reste forte, le coefficient de cotation du cuivre brillant nu reste élevé, et la volonté des négociants d'acheter de manière proactive à grande échelle reste faible.
Deuxièmement, le détournement de la demande locale s'intensifie. À mesure que la capacité de fusion et de traitement des déchets de cuivre s’améliore aux États-Unis, en Europe, en Inde et dans certaines parties de l’Asie du Sud-Est, une part croissante de ces déchets est directement absorbée par les marchés locaux, maintenant une pression continue sur l’offre disponible pour les marchés d’exportation. Par ailleurs, les risques géopolitiques et de transport persistent. L’incertitude au Moyen-Orient pourrait continuer à perturber la stabilité des routes maritimes, alourdissant les besoins en fonds de roulement et les risques d’exécution des contrats pour les négociants.
Dans l’ensemble, SMM prévoit que les importations de déchets de cuivre au second semestre 2026 adopteront une configuration de "soutien à la base, confrontées à des vents contraires au sommet". La pénurie structurelle de déchets de cuivre avec taxes acquittées en Chine constitue une base solide pour les volumes d’importation. Cependant, des facteurs tels que l’offre restreinte de matières disponibles hors de Chine, la rentabilité limitée des importations et l’intensification de la concurrence mondiale pour les ressources freineront une croissance significative des importations. À plus long terme, à mesure que la Chine fait avancer ses politiques de "double carbone", améliore son système de recyclage domestique et approfondit la stratégie de "circulation intérieure", la structure d’approvisionnement en déchets de cuivre passe d’un modèle "dépendant des importations" à un modèle où "l’offre nationale joue un rôle principal, complétée par les importations". À court terme, toutefois, les déchets de cuivre importés restent irremplaçables en tant que canal essentiel pour combler le déficit intérieur en matières conformes.

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