Selon le ministère de l'Énergie, le président Hakainde Hichilema a inauguré l'extension de phase II de 100 MW de la centrale solaire de Chisamba, dans la province centrale, portant la capacité totale installée de l'installation à 200 MW. Ce projet constitue une nouvelle étape dans les efforts de diversification du mix de production d'électricité et de renforcement de la sécurité énergétique de la Zambie, alors que la demande des principaux secteurs économiques continue de croître.
Lors de la cérémonie d'inauguration, le président Hichilema a souligné que cette capacité supplémentaire soutiendrait les ménages, les entreprises et le développement industriel, tout en insistant sur l'importance de réduire la dépendance du pays à l'hydroélectricité. La Zambie a connu d'importantes difficultés d'approvisionnement électrique lors des récentes périodes de sécheresse, qui ont affecté la production hydroélectrique et mis sous pression les industries énergivores.
Justine Loongo, directeur général de ZESCO, a indiqué que le projet a créé environ 1 480 emplois pendant la construction, dont 95 % ont été pourvus par des résidents locaux, mettant en évidence les retombées économiques plus larges des investissements dans les infrastructures énergétiques.
Cette extension intervient alors que la Zambie ambitionne d'accroître significativement sa production de cuivre, avec un objectif à long terme de 3 millions de tonnes par an. L'exploitation du cuivre nécessite un approvisionnement électrique important et stable pour des activités telles que le traitement du minerai, la concentration et la fusion. Les récentes pénuries d'électricité ont démontré la vulnérabilité d'une dépendance excessive à l'hydroélectricité, particulièrement lors de périodes de faible pluviométrie.
En augmentant sa capacité de production solaire, la Zambie renforce la résilience de son système électrique national et crée un soutien supplémentaire pour les futurs investissements miniers, y compris les nouveaux projets de cuivre, les extensions de mines et les installations de traitement. Un mix énergétique plus diversifié pourrait contribuer à réduire les risques opérationnels pour les sociétés minières et améliorer la capacité du pays à attirer de nouveaux investissements dans le secteur du cuivre.




