8 juillet 2026
Les achats contracycliques contribuent à stabiliser les prix
La récente baisse des prix sur le marché de l’or a déclenché des achats ciblés de la part des banques centrales. Durant une phase de faiblesse technique, où le est passé sous sa moyenne mobile à 200 jours de 4 500 dollars américains l’once et a temporairement enfoncé le seuil des 4 000 dollars, les analystes observent de plus en plus les signes de la formation d’un plancher durable. Cette dynamique est fortement soutenue par la demande contracyclique du secteur officiel. La Banque populaire de Chine, en particulier, a saisi l’opportunité en achetant 15 tonnes le mois dernier, ce qui constitue le plus gros achat mensuel de l’année et le 20e mois consécutif de hausse des réserves. Selon le , les avoirs officiels chinois s’élèvent désormais à 2 346 tonnes, soit une augmentation de tout juste 40 tonnes depuis le début de l’année.
Une diversification internationale au-delà de la Chine
Aux côtés de la Chine, d’autres pays s’affirment comme des acheteurs majeurs sur le marché de l’or. L’Ouzbékistan a accru ses réserves de 9 tonnes supplémentaires en juin et, avec 41 tonnes depuis le début de l’année, figure actuellement au deuxième rang des acheteurs. Toutefois, sur la base des données disponibles jusqu’en mai, la Banque nationale de Pologne reste en tête avec des achats nets de 64 tonnes, un chiffre remarquable. Cela souligne une répartition géographique large de l’intérêt institutionnel et le fait que les baisses de prix mondiales sont mises à profit pour constituer stratégiquement des réserves.
La dédollarisation comme catalyseur de long terme
Bien que certains pays aient récemment dû liquider leurs réserves d’or pour soutenir leur monnaie dans le sillage de la crise énergétique mondiale déclenchée par le conflit iranien, la demande institutionnelle devrait repartir à la hausse au second semestre. Les experts pointent la tendance incontestable à la dédollarisation. Dès que les pays producteurs de pétrole recommenceront à engranger des recettes plus élevées, on s’attend à ce que ces capitaux affluent moins vers les obligations du gouvernement américain et se dirigent davantage vers le marché de l’or. Pour les banques centrales du monde entier, le métal précieux demeure ainsi une composante stratégique essentielle de leurs réserves, dont l’accumulation à long terme est systématiquement poursuivie lors des baisses de prix.
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