Le 22 juin 2026
Le est soumis à une pression notable après la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine sur les taux d'intérêt. Bien que la Réserve fédérale ait maintenu son taux d'intérêt de référence inchangé dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, son président, Kevin Warsh, a indiqué qu'une hausse des taux pourrait intervenir d'ici la fin de l'année. Cette position restrictive et l'accent clairement mis sur la stabilité des prix font grimper les rendements obligataires, ce qui augmente le coût d'opportunité de la détention de ce métal précieux non rémunéré. Par conséquent, les attentes du marché se renforcent quant à un test prochain du niveau de support clé de 4 000 $ l'once.
Faiblesse du cours de l’or : Société Générale augmente massivement son allocation
Alors que de nombreux intervenants réagissent nerveusement à cette évolution, Société Générale considère le repli actuel comme une opportunité d'achat intéressante. La grande banque française augmente significativement l'allocation en or de son portefeuille multi-actifs pour le troisième trimestre, la faisant passer de 7 % à 10 %. S'accompagnant d'une hausse plus large des métaux industriels et de l'énergie, l'exposition totale de la banque aux matières premières atteint un niveau record historique de 20 %. Les stratèges anticipent déjà une reprise notable au quatrième trimestre et s'attendent à ce que le métal précieux atteigne le seuil des 5 000 $ d'ici le deuxième trimestre 2027.
Pourquoi les risques structurels soutiennent le cours de l'or à long terme
La confiance de la banque provient principalement de doutes sur la poursuite de la rigueur de la américaine. Les experts estiment que la Réserve fédérale ne mettra finalement pas en œuvre les hausses de taux annoncées. Au contraire, la banque centrale pourrait s'adapter à un environnement de croissance accrue et d'inflation persistante. Toutefois, si les banques centrales prenaient effectivement du retard dans la lutte contre l'inflation, une solide couverture contre l'inflation, telle que l'or, deviendrait indispensable.
De plus, les analystes notent que les banques centrales internationales devraient continuer d'acheter activement de l'or dans le sillage de la dédollarisation mondiale, ce qui compenserait une éventuelle réticence des investisseurs privés. Compte tenu de l'essor de la dette publique et de la fragmentation géopolitique croissante, Société Générale mise pleinement sur les actifs réels. En conséquence, la banque ne détient plus aucune liquidité au cours du trimestre actuel, mais investit davantage dans les actions et les obligations protégées contre l'inflation, parallèlement à son accumulation d'or.
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