Le 12 juin 2026
Après une liquidation de quatre jours de plus de 400 $, déclenchée par des données étonnamment solides sur le marché du travail et l’inflation aux États-Unis, le a connu un net rebond jeudi. Un marché du travail robuste et une inflation persistante avaient auparavant considérablement atténué les espoirs de baisses imminentes des taux d’intérêt par la Réserve fédérale. Par conséquent, le métal précieux non rémunérateur avait perdu près de 10 % de sa valeur, passant sous la moyenne mobile à 200 jours, un seuil technique crucial, pour la première fois depuis octobre 2023.
Cependant, cette pression vendeuse massive a brutalement pris fin jeudi en fin de journée avec un bond de 140 $. Le déclencheur fut un rapport en provenance de Washington : le président américain Donald Trump avait annulé une frappe militaire planifiée contre l’Iran au profit de nouvelles approches diplomatiques. À première vue, la reprise du cours de l’or semble paradoxale dans ce contexte, car une détente géopolitique réduit généralement la demande d’actifs refuges. La hausse des prix est donc principalement attribuable à des rachats de positions courtes. Les vendeurs à découvert ont profité de la nouvelle pour clôturer rapidement leurs positions face à l’environnement géopolitique imprévisible.
Malgré ce fort rebond, le tableau technique reste faible pour l’instant. Pour un retournement de tendance durable, le métal précieux doit récupérer en clôture la moyenne mobile à 200 jours — qui agit désormais comme une résistance clé. Ce n’est qu’à ce moment-là que le marché signalera que les acheteurs reprennent le contrôle. D’ici là, les investisseurs évoluent dans un paysage complexe : d’une part, la restrictive des États-Unis limite le potentiel haussier ; d’autre part, un échec des pourparlers diplomatiques au Moyen‑Orient pourrait à tout moment déclencher de nouveaux mouvements de fuite vers l’or, valeur refuge.
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