SMM 9 juin : Récemment, plusieurs entreprises de recyclage de rebuts de terres rares ont signalé que les taux d'exploitation pourraient diminuer en juin-juillet. Les grandes entreprises, avec une proportion plus élevée d'auto-approvisionnement, connaissent des réductions de production plus significatives ; les petites et moyennes entreprises, dépendant moins de l'auto-approvisionnement et davantage de commandes de transformation, sont relativement moins touchées.

La raison principale de ces baisses de production est une pénurie d'approvisionnement en rebuts taxés, rendant difficile le maintien de taux d'exploitation élevés pour les recycleurs. Cette situation résulte du resserrement continu des contrôles de conformité fiscale, qui a quelque peu limité l'approvisionnement en rebuts. Plus précisément, à partir du second semestre 2025, les politiques locales de remboursement fiscal ont été successivement abolies. En 2026, les audits de conformité fiscale liés aux factures se sont encore intensifiés, incitant les entreprises de recyclage de rebuts de terres rares à suspendre quasiment les cotations et achats de rebuts non taxés pour des raisons de conformité.

Auparavant, les rebuts non taxés se composaient principalement de vieux rebuts, de rebuts générés par les petites et moyennes entreprises de NdFeB et les transformateurs en aval, ainsi que de matières détenues par les négociants en rebuts. Le reste était constitué de rebuts taxés, provenant principalement de grandes entreprises de matériaux magnétiques, à un prix d'achat relativement plus élevé en raison des coûts de conformité. Actuellement, les entreprises de recyclage sont dans l'incapacité d'obtenir des matières facturées, et à mesure que les stocks sont consommés, les entreprises de recyclage et de séparation subissent généralement des pressions pour réduire leur production.
En raison de la suspension effective des achats de rebuts non taxés par les entreprises de recyclage, les petites et moyennes entreprises de NdFeB, les transformateurs en aval et les négociants en rebuts sont confrontés à deux choix : convertir les rebuts non taxés en rebuts taxés pour des échanges normaux ; ou stocker les inventaires et reporter les expéditions. Chacune de ces options imposera une pression financière significative aux PME et aux négociants. La concurrence intense sur le marché du NdFeB implique que la vente de rebuts est une source de profit primordiale pour certaines petites entreprises ; la hausse des coûts d'expédition des rebuts réduira encore leurs marges bénéficiaires, pouvant entraîner des pertes. À long terme, si la rentabilité des PME ne s'améliore pas, leur part de marché diminuera progressivement, les grandes usines de matériaux magnétiques accroîtront leur concentration de capacités, et l'offre de rebuts taxés sur le marché pourrait évoluer vers un paysage relativement ordonné et contrôlable.



