[Flash Acier Inoxydable SMM] Politique sidérurgique de l’UE : grandes industries protégées, PME ignorées, actualisation des quotas toujours repoussée
Une question parlementaire écrite adressée à la Commission européenne demandait : « Quelle compensation monétisable la Commission envisage-t-elle pour les producteurs en aval dont les coûts intégrés proviennent de l’amont et qui ne sont pas éligibles au fonds de décarbonation ? » La réponse du commissaire Hoekstra du 14 juillet n’apportait aucune réponse directe, se contentant de renvoyer au Fonds temporaire de décarbonation – destiné principalement aux grandes installations relevant du SEQE-UE –, avec une note vague selon laquelle il « pourrait également réduire les coûts en aval associés », sans obligation, garantie ni montant précis. Les critiques soulignent que les grands sidérurgistes intégrés bénéficient de multiples niveaux de protection – droits de douane, quotas, quotas gratuits du SEQE et financement de la décarbonation –, tandis que les PME dépendantes des importations et les transformateurs en aval sont confrontés à des coûts d’approvisionnement en hausse, aux obligations du MACF, à des réductions de quotas supérieures à 45 % et à de lourdes charges administratives, sans qu’aucune évaluation de l’impact cumulé n’ait jamais été publiée par la Commission. Par ailleurs, les données sur les quotas d’importation d’acier restent mal mises à jour : la Commission confirme qu’elle ne mettra à jour les contingents tarifaires qu’une fois par jour, sans données en temps réel, et refuse de reconnaître le chiffre « Total en attente d’attribution » comme juridiquement contraignant.