26 mai 2026
Le marché de l'or fait actuellement subir aux investisseurs un véritable test de résistance : depuis le déclenchement du conflit américano-iranien fin février, le a chuté d'environ 14 %. Les chocs pétroliers, le regain de craintes inflationnistes et la vigueur du dollar américain pèsent lourdement sur le métal précieux. Mais tandis que les capitaux à court terme se retirent, de grandes banques comme JPMorgan continuent d'entrevoir des opportunités d'entrée à moyen terme.
Un environnement macroéconomique toxique freine les investisseurs
La forte hausse des prix du pétrole a anéanti, pour l'instant, les espoirs de baisses rapides des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine. Pour l', la combinaison d'une inflation persistante, de rendements obligataires en hausse et d'un dollar robuste crée de puissants vents contraires.
Les données de marché le confirment également : l'intérêt acheteur des investisseurs institutionnels s'est quasi totalement tari. Les données agrégées d'intérêt ouvert et de volume sur les contrats à terme sur l'or du COMEX sont faibles, les flux entrants dans les ETF stagnent et le positionnement net des capitaux spéculatifs (« managed money ») reste à des niveaux bas. Tout simplement, trop peu de capitaux frais affluent sur le marché.
Les analystes ajustent leurs prévisions, mais la tendance reste intacte
Les grandes banques ont désormais réagi à cette grève des acheteurs à court terme. Dimanche, JPMorgan a abaissé sa prévision de prix moyen de l'or pour 2026 de 5 708 $ à 5 243 $ l'once. Peu avant, ANZ avait déjà révisé à la baisse son objectif de fin d'année à 5 600 $.
Ce qui est remarquable, cependant, ce n'est pas l'ajustement en lui-même, mais ce qui reste inchangé : l'évaluation fondamentale à long terme.
Le scénario des 6 000 $ pour 2026
Malgré le repli actuel, JPMorgan maintient un objectif de prix dans la zone des 6 000 $ pour la fin 2026. L'argumentaire des analystes : une fois que le choc énergétique d'origine géopolitique se sera dissipé et que les données d'inflation se seront stabilisées, la pression de la politique monétaire s'atténuera.
Si ce scénario se concrétise — ce qui est attendu à partir du second semestre 2026 — la voie sera ouverte à une double vague de demande : les investisseurs institutionnels reviendront sur le marché, tandis que les banques centrales reprendront vraisemblablement leurs achats d'or.
Conclusion : Le marché de l'or traverse une phase de transition douloureuse mais logique. Les récentes révisions à la baisse des prévisions ne modifient que le calendrier, pas la direction fondamentale. Ceux qui résistent aux turbulences macroéconomiques actuelles se positionnent pour le prochain grand cycle de demande.
Source :



