Nouvelles SMM, 10 mars :
Alors que les conflits géopolitiques mondiaux se poursuivent et que les informations sur le conflit au Moyen-Orient se sont multipliées récemment, quel impact cela aura-t-il sur l’industrie du zinc ? Cet article analyse la question sous les angles des fondamentaux et du marché :
I. Côté offre : impact direct relativement limité, mais choc indirect important
1. Impact direct sur l’amont minier (analyse précédente disponible : Comment le conflit Iran-Israël affecte-t-il les concentrés de zinc ? [Analyse SMM] https://t.smm.cn/ElitBQ75)
La production annuelle des mines de zinc en Iran est d’environ 200 000 t de contenu métallique, soit moins de 2 % des concentrés mondiaux de zinc.
La Chine a importé 86 000 t de concentrés de zinc en provenance d’Iran en 2025, soit 1,62 % du total des importations.
Impact : l’effet direct d’une interruption de l’offre reste relativement limité, mais les attentes du marché concernant les nouvelles capacités iraniennes en 2026 (mine de Mehdiabad : 50 000 t) ont été revues à la baisse, ce qui accentue les anticipations d’un resserrement marginal.
2. Choc principal : blocage du détroit d’Ormuz
Environ 12 % des concentrés de zinc transportés par voie maritime dans le monde transitent par le détroit d’Ormuz.
Les coûts de transport maritime ont fortement augmenté, les primes d’assurance ont grimpé et les itinéraires ont dû être détournés (via Suez / le cap de Bonne-Espérance), entraînant des retards de livraison et une hausse des coûts.
Impact : cela a indirectement poussé à la hausse les primes mondiales sur les concentrés de zinc et abaissé les TC, augmentant les coûts d’approvisionnement des fonderies et comprimant leurs marges.
3. Transmission des coûts énergétiques au segment de la fusion
Le conflit a entraîné une hausse des prix du pétrole brut et du gaz naturel, ainsi qu’une augmentation des prix de l’électricité en Europe.
Impact : les coûts d’électricité représentent plus de 30 % des coûts de fusion du zinc, poussant les fonderies européennes à coûts élevés à réduire leur production et à retarder les redémarrages, ce qui resserre l’offre de zinc raffiné.
II. Côté demande : sentiment à court terme, pression à moyen terme
1. Demande locale au Moyen-Orient
Le conflit a directement freiné la demande au Moyen-Orient, avec un recul de la consommation dans les infrastructures, l’énergie, l’industrie manufacturière et d’autres secteurs, mais le Moyen-Orient représente moins de 5 % de la demande mondiale, de sorte que l’impact est resté relativement limité.
2. Impact sur les exportations de la Chine
Les données douanières montrent qu’en 2025, 15,3 % des exportations chinoises de tôle galvanisée étaient destinées aux pays du Moyen-Orient. À l’heure actuelle, les exportations de tôle galvanisée vers le Moyen-Orient subissent l’impact combiné des conflits géopolitiques, des perturbations du transport maritime, des barrières commerciales et d’autres facteurs, ce qui exerce une pression manifeste à court terme sur les expéditions et les bénéfices.
Impact : selon la situation actuelle, les commandes de tôle galvanisée en provenance du Moyen-Orient pourraient ne se maintenir que jusqu’à la fin mars environ. Si le conflit s’apaise à court terme et que les routes maritimes reprennent, les exportations devraient se redresser rapidement ; la reconstruction après sinistre stimulera également une partie de la demande de produits galvanisés. Si le blocus se prolonge, les exportations de tôle galvanisée vers le Moyen-Orient au S1 2026 reculeront en glissement annuel.
3. Transmission de la demande mondiale
Impact : hausse des prix du pétrole → regain des anticipations inflationnistes → modération des attentes de baisse des taux par la Fed → renforcement du dollar américain → pression sur les prix des métaux industriels, pression sur les prix des lingots de zinc
Ralentissement de la reprise économique mondiale → affaiblissement de la demande → pression sur les prix
Dans l’ensemble, le conflit au Moyen-Orient a eu un impact relativement limité sur le zinc à court terme. Compte tenu des coûts et des stocks à l’étranger, l’arbitrage acheteur domestique-vendeur étranger est resté la stratégie principale. À moyen terme, il convient de suivre le rythme de reprise de la consommation. Si les anticipations de haute saison de la demande se concrétisent et que les stocks continuent de diminuer, le zinc devrait évoluer à des niveaux élevés. Si les anticipations de demande sont décevantes et que les bénéfices de la fonderie restent stables, une opération d’arbitrage inversé zinc-aluminium entre marchés peut être envisagée.
(Les informations ci-dessus proviennent d’une collecte de données de marché et de l’évaluation globale de l’équipe de recherche de SMM. Les informations fournies dans cet article sont uniquement destinées à titre de référence. Cet article ne constitue pas un conseil direct pour les décisions de recherche en investissement. Les clients doivent prendre leurs décisions avec prudence et ne doivent pas s’y substituer à leur propre jugement indépendant. Toute décision prise par les clients est sans lien avec SMM.)
![La pression de l’offre intérieure est restée élevée, et le centre de gravité du zinc au SHFE a reculé [Commentaire quotidien SMM sur le zinc]](https://imgqn.smm.cn/usercenter/ipTIN20251217171755.jpg)

