Sur le plan macroéconomique, les révisions préliminaires des référentiels publiées mardi par le gouvernement ont indiqué que l'emploi aux États-Unis aurait pu diminuer de 911 000 sur les 12 mois jusqu'en mars, soit près de 76 000 par mois. Ces données suggèrent que la croissance de l'emploi aux États-Unis était bien plus faible que précédemment rapporté, augmentant la pression sur la Fed pour une baisse des taux. Après cette publication, l'indice du dollar américain a d'abord chuté avant de rebondir, tandis que les prix du cuivre ont reflété cette réaction "hausse puis baisse". Par ailleurs, l'attaque militaire israélienne contre des dirigeants du Hamas a accru les tensions géopolitiques, boostant les cours de l'or et, dans une certaine mesure, limitant la marge de hausse du cuivre.
Côté fondamentaux, l'offre au comptant est restée abondante avec des cargaisons importées continuant à alimenter le marché durant la journée, et les commerçants ont activement liquidé leurs stocks. Côté demande, le sentiment d'achat en aval s'est légèrement amélioré malgré le recul des prix du cuivre. Cependant, avec des prix toujours à des niveaux relativement élevés, la crainte des entreprises face aux prix élevés ne s'est pas totalement dissipée, entraînant une reprise lente de la consommation.
Globalement, bien que le contexte macroéconomique soit plutôt haussier en raison des faibles données sur l'emploi aux États-Unis, le marché reste concentré sur les prochains chiffres de l'inflation américaine pour mieux évaluer l'orientation de la politique de la Fed. Néanmoins, les contraintes fondamentales, notamment une reprise de la consommation atone, persistent. Les prix du cuivre devraient maintenir une tendance fluctuante.



