Le 25 mars 2026, porté par une amélioration du sentiment macroéconomique, le prix de l’étain a ouvert en hausse dans la matinée, mais le soutien à la baisse est resté limité, l’ensemble du marché demeurant morose. Le contrat étain le plus négocié au SHFE a clôturé aujourd’hui à 352 430 yuans/tonne, en hausse de 1,91 % ; l’étain LME à trois mois était coté en dernier lieu à 44 675 $/tonne, en hausse de 2,02 %.
La logique centrale du marché reste actuellement axée sur l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient. Ces derniers jours, les États-Unis ont proposé à l’Iran un plan de cessez-le-feu assorti de multiples conditions et ont activement poussé à des négociations, suscitant des anticipations d’apaisement des tensions au Moyen-Orient. Sous cet effet, les prix du pétrole brut ont temporairement reflué, tandis que la demande de capitaux à visée refuge et de couverture contre l’inflation s’est provisoirement reportée vers les métaux non ferreux et les métaux précieux, entraînant une hausse généralisée des métaux non ferreux. Bien que les États-Unis et l’Iran conservent des positions divergentes, et que les États-Unis fassent face à une inflation relativement élevée ainsi qu’à une pression de l’opinion publique sur le plan intérieur, les anticipations d’un apaisement des tensions ont fortement soutenu le sentiment de marché à court terme.
Sur le marché au comptant, après le rebond des prix de l’étain aujourd’hui, les transactions ont été moyennes. La plupart des entreprises en aval ont principalement écoulé leurs stocks existants, et seuls quelques petits achats de besoin immédiat ont suivi dans l’après-midi. Dans le secteur des soudures, sous l’effet de la hausse des prix de composants clés tels que les mémoires utilisées dans l’électronique grand public terminale, certaines grandes entreprises terminales ont ajusté leurs prix en conséquence. Parallèlement, le marché s’attend à une contraction de la taille du marché de l’électronique grand public terminale en 2026, avec une partie des capacités accélérant leur transfert vers l’Asie du Sud-Est et l’Inde, ce qui exerce une pression baissière sur la production et les expéditions globales. Dans le segment des produits chimiques à base d’étain, les taux d’exploitation des entreprises ont été nettement contraints, le PVC, principal secteur en aval, étant affecté par des contraintes sur les matières premières et par la hausse des coûts provoquée par les fluctuations des prix du pétrole brut. L’ensemble du marché du fer-blanc est resté faible mais stable. Dans le contexte d’une absorption limitée de la demande intérieure sur le marché chinois actuel, à laquelle s’ajoutent les politiques antidumping mises en place par certains pays et freinant les exportations, les entreprises subissent une pression sur les deux fronts.
Dans l’ensemble, le soutien actuel aux prix de l’étain à leurs plus bas reste relativement insuffisant, et l’évolution ultérieure nécessitera une observation étroite des développements réels de la situation au Moyen-Orient. À court terme, l’apaisement des tensions géopolitiques et les anticipations de désinflation pourraient continuer à apporter un certain soutien aux prix ; mais si la situation connaît de nouveaux rebondissements ou se détériore davantage, le niveau central des prix subira de nouveau des pressions. Les prix de l’étain devraient conserver à court terme une évolution latérale, l’attention restant portée sur les changements du sentiment macroéconomique et le rythme réel des achats des acheteurs en aval.



